



Voyages, balades, sorties.
Pour rester dans les habitudes, nous avons encore une fois pris notre petit déjeuné au riad : café, jus d'orange, croissant, petite galette et crêpe marocaine. Le tout servi avec plein d'abeilles. Cela dit, elles sont très gentilles et nous ne nous sentons pas en danger du tout. Nous partons d'ici pour aller visiter le musée de Marrakech et l'école coranique.
Je ne vais pas me lancer dans une long pamphlet sur ce que nous avons vu. Je préfère mettre des photos, ce sera dans tous les cas bien plus précis qu'une description de ma part. Cela dit, si je devais donner mon point de vue sur ces monuments je dirais que si le musée de Marrakech est à faire, il n'est rien à coté de l'école coranique, qui est tout simplement magnifique. Le patio central est juste incroyable. En fait le décor est très épuré, il n'y a pas de fioritures, pas de tableaux accrochés au murs. Tout est très simple, les murs d'un blanc étincelant mettent vraiment bien en valeurs les stucs, ciselés avec précision dans motifs orientaux beaux et complexes. Bref, Michelle et moi avons adoré cette visite. Le Musée de Marrakech quant à lui est très joli aussi, dans un style un peu plus pompeux. Le seul point noir à mes yeux, est la cour centrale qui a été recouverte d'une toile jaune qui modifie complètement la lumière et qui franchement, n'est pas du meilleur effet. Dans tous les cas, c'est un monument à ne pas rater.En sortant on est allé acheter un cornet de frites chez une petite beurette dure en affaires (elle voulait nous arnaquer d'un dirham en rendant la monnaie) pour aller trainer dans le souk. J'avoue malheureusement que je ne suis pas super fan. Les vendeurs vous interpellent à tout bout de champ et l'on arrête pas d'être sollicité. Au final, on a plus l'impression de passer son temps à dire non et repousser les avenant vendeurs que renflement à flâner dans le dédale de ruelle à chercher la bonne affaire. Pour la petite histoire, nous sommes rentrés dans un magasin de faux sac à mains de marque à la recherche d'un modèle particulier. En effet, ma chère et tendre est très fan et à surenchéri plusieurs fois sur ebay sur ledit modèle. En bien nous avons réellement été surpris par la qualité du faux que nous avons pu voir. Déjà il était en cuir, ou en tout cas en très bonne imitation de cuir. L'ensemble des poches, coutures, ornements étaient copiés à la perfection par rapport au vrai sac. On ne l'a pas pris mais j'avoue que ça nous a mis le doute sur ce qu'on pouvait trouver sur ebay. C'est réellement bien imité. A mon avis, c'est très facile de se faire avoir quand on en acheté un d'occasion!
Le soir pour changer un peu de l'animation on a décidé de se faire un ciné. Problème, il n'y a pas de salle au centre ville, il faut partir en banlieue chercher un "multiplex". Nous avons donc prix un taxi sans savoir à quelle heure étaient les séances. Le taxi nous a informé qu'on ne trouverait sans doute pas un à la sortie du film, l'endroit étant vraiment très exentré. Il nous a attendu pendant que nous regardions les horaires. Comme ça nous avons donc passé un deal avec le lui pour qu'il nous cherche à une heure du mat. Nous avons donc vu Public ennemies, avec le beau Johnny Depp et Christian Bale qui est partout en ce moment (Batman, John Connor, etc). Bon film. Sans plus mais bien. Et heureusement pour nous, en français. A la sortie de la séance nous nous sommes retrouvés dehors, assis sur le bord de la route à attendre le taxi. Les chiens errants sont venus nous tenir compagnie pendant le quart d'heure où nous avons attendu. Il est finalement arrivé à une heure cinq, ouf!Pour la dernière fois, on a pris le petit dej sur la terrasse du riad en regardant la mer. Ensuite on est parti en speed, le cœur serré, sans se retourner. Laissant derrière nous une populace désolée, pleurant à chaudes larmes notre retour : "Noonnn! Nooo! Ne partez pas!". Le plus triste étant le gars qui tenait la petite épicerie de laquelle on avait épuisé le stock de chips gout fromage.
Arrivés à Marrakech, on a pris le taxi, qui nous a amené dans une ruelle pleine de trous, il y avait des travaux pour les égouts. On a sonné à une petite porte en métal, qui ne payait pas de mine et là, stupéfaction... Décor sublime, patio ombragé de couleur corail, tout y avait été placé avec gout au milieu duquel règne une énorme piscine en plastique bleu. Sérieusement, à part la piscine, c'est magnifique. Nous restons sans voix lorque nous découvrons notre suite : plus grande que mon appartement, et surtout, infiniment plus classe et luxueuse. Les murs patinés d'ocre et ornés de tableaux marocaines sont entrecoupés d'arches et de voutes orientales. Un énorme lit king size trône au bout du salon juste à coté d'une pergola, en face la cheminée. La sale de bain n'est pas en reste, la robineterie en cuivre travaillé contraste avec les tommettes couleur terre. Je crois que pour 50€ la nuit pour deux, petit déj inclus, c'est vraiment un bon prix. Détail ultime pour vous les filles, une piéce entière d'armoires éclairées de l'intérieur, avec des miroirs un peu partout!Un dressing de rêve !Après nous être confortablement installé, nous sommes partis nous perdre dans les ruelles de la médina. Nous sommes passé dans le quartier des artisans, où nous avons pu voir des ébénistes tailler le bois, des ferrailleurs forger le fer et des tailleurs de silex tailler des silex. Nous sommes également tombés sur la mama qui préparait des espèces de galettes à la tomate et aux oignons. C'était super bon, ça nous a calé, et c'était très peu cher : 3 Dirham (30 centimes d'euro)! On s'est ensuite laissé entrainer dans les quartiers des tanneurs (où nous avons vu des tanneurs tanner des peaux, vous avez compris le principe). On a également découvert objet technique de précision, le fleuron de la technologie marocaine : le masque à gaz berbère. Oui parce que dans le quartier des tanneurs, bah ça sent assez fort(entre le sang séché, les boyaux et les os avant de récupérer la peau). On y sent constamment un petit filet de viande faisandée comme on en fait plus. Nous encore on a eu de la chance on a visité ça le soir, j'imagine qu'en plein cagnard, ça doit être bien pire. Donc bref, on nous a filé un petit bouquet de feuilles de menthe à nous mettre sous le nez pour pas trop déguster. La visite était sympa, bien que le principal but était de nous faire rentrer dans les magasins à la fin de la visite. On devait avoir des têtes de pigeons vu les prix qu'on nous a demandé, donc on a rien pris bien que j'étais à la recherche d'une sacoche en cuir.
On est retourné près de la place Jama el Fna, où on avait repairé un mec qui nous avait proposé une sacoche en cuir à 100 Dirham. Le souci par contre c'est que ladite saccoche était trop petite et en cuir de mauvaise qualité. La bonne saccoche elle, était vendue à 600 Dirham, soit 60 Euros, prix pour lequel on peut trouver une saccoche en cuir en France. A force de persévérance on à réussit à le faire baisser jusqu'à 200 Dirham, mais vraiment, on a usé et abusé de tous les arguments possibles et inimaginables. Il a bien fallu 15 minutes de négociations. Alors ça a ptet l'air marrant comme ça, mais je vous assure que ça décourage pas mal quand on se dit qu'il va falloir faire de même pour tout les objets que l'on va acheter si l'on veut en obtenir un bon prix. A vous dégouter de faire des achats en fait. Quoi qu'il en soit, je suis très content de ma sacoche, elle est en cuir super épais et fait tout juste la bonne taille pour faire rentrer le mini PC sur lequelle j'écris en ce moment! On dirait une vraie gonzesse en train de parler chiffon, c'est des trucs que m'a collé ma copine.Encore une journée tranquille. On a délaissé la terrasse de l'hôtel pour aller prendre notre petit déjeuné chez Driss, la plus vieille pâtisserie d'Essaouira. La cour intérieure, ombragée à souhait, est un vrai bonheur. Le service laisse un peu à désirer en revanche. De plus, à l'heure à laquelle on y était, ils n'avaient plus grand chose à nous servir. Ce fut donc pain grillé beurré pour tout le monde!
On s'est ensuite dirigé vers la plage, où nous avons été abordé par chamelier de profession, nous ventant ses services. Personnellement, j'avais très envie d'une balade à cheval. La dernière en date remonte au Mexique, et m'avait laissé un excellent souvenir. On a donc accepté. Michelle elle, a opté pour une balade à dromadaire. La promenade a duré d'une heure, le long de la plage. Mon cheval, Silver, était une vraie teigne. Impossible de le diriger comme je voulais, et surtout, de le faire revenir sur ses pas. Il connaissait le tour qu'il avait à me faire faire, et ne voulait pas en donner d'avantage. J'avoue, je ne suis pas un super cavalier, mais je n'avais vraiment pas eu de mal avec les chevaux au Mexique, qui s'étaient montrés bien plus dociles. Dans le cas présent, c'était une autre paire de manches. Quoi qu'il en soit, Silver avait très envie de retourner au camp de base, vu l'allure à laquelle on est rentré! C'était un vrai bonheur de galoper sur le sable, le long des vagues. Décidément, j'adore cette sensation! Je devrais faire du cheval plus souvent. J'ai retrouvé ma moitié un peu plus tard, qui revenait tranquillement sur son dromadaire. Elle n'a pas du tout apprécié la balade et aurait préféré rester sur la plage. Ce désaccord cumulé à la fatigue nous a valu une petite dispute, qui s'est terminée en gros dodo, une fois que nous n'avions plus d'énergie pour nous lancer des objets à la figure ou nous donner des coups. Cette fois ci en revanche, je crois que c'est moi qui ai choppé une insolation, j'étais totalement stone. Nous nous sommes réveillés vers 21h, encore une fois, par la faim qui nous tiraillait.Nous sommes allé péter notre budget dans un resto à 100 Dirham le menu (10 euros, waou!) : Les Alizés. Truc hallucinant, on y a bu des bières (Casablanca Beer mieux que de la Heineken)! Le premier alcool depuis notre arrivée au Maroc! Ces bières ont vraiment été appréciées car contrairement en France où l'alcool est en vente partout, il flotte ici un petit air de prohibition comme dans les années 30 aux USA. Les 100 dirhams ont été bien dépensés, le repas était délicieux. J'ai adoré mon plat, un mélange de sucré/salé. Semoule, bœuf, poulet, oignons frits, cannelle et sucre glace! Délicieux! Le couscous de Michelle n'était pas en reste, elle a aussi beaucoup apprécié son repas! On s'est payé une bonne tranche de rire au resto avec un nouveau jeu : je donne un nom d'animal en français, si tu trouves pas la traduction en espagnol, je gagne un point. Que des animaux qui ont "un visage", pas de mollusque ou autres coléoptères. J'ai séché sur phacochère et cochon dinde, elle sur jument et crapaud. Score final 2 partout!
Au programme de la journée : farniente! Direction la plage, où nous avons pris des transats pour nous dorer la pilule sans manger trop de sable. On a fait la connaissance, de Rédah, le gars qui gère notre parcelle de transats. Il nous a expliqué un bon plan pour manger à la essaouirienne : Nous sommes allé acheter un demi kilo de côtelettes d'agneaux (dans une "boucherie" que si on m'avait dit qu'un jour j'achèterais de la viande la dedans, je l'aurais pas cru), deux tomates, un oignon, et nous avons apporté le tout dans un café berbère. La tradition des cafés berbères, c'est que vous ramenez votre bouffe, ils vous la cuisinent pour quelques dirhams. On a donc mangé nos côtelettes d'agneau grillées au feu de bois. Un délice. En plus c'était vraiment une sacrée expérience, on était les seuls blancs dans le petit café berbère. Cela dit les marocains se sont montrés d'une gentillesse incroyable, le mec du café nous a pris en main car il a bien compris qu'on était un peu perdu, les mecs qui attendaient devant nous ont voulu nous laisser passer, les gens de la table voisine nous ont proposé sardines grillées et figues pendant que nous attendions notre repas, j'ai fini par accepter une figue devant tant d'insistance. Une expérience vraiment enrichissante, et pas cher en plus! C'est le meilleur rapport qualité/prix qu'on ai eu jusqu'à présent!Michelle était ravie et pense même qu'on aura pas un aussi bon plan jusqu'à la fin du voyage, on verra...
Le reste de la journée s'est passé tranquillement sur la plage, où nous avons fait notre rapport à Rédah, qui s'est bien marré en nous écoutant. Je pense que ça lui a fait plaisir qu'on lui fasse confiance. Michelle a toute autre image des marocains, du moins ceux qu'elle a croisé, ici. On est ensuite allé nous reposer un peu à l'hôtel, ma chérie s'était chopée une petite insolation je crois. En début de soirée, la faim nous a sortit de notre torpeur. Un chawarma dans l'estomac, nous nous sommes endormis en regardant un film, dans les bras de l'autre. "Trop mignon!"Aujourd'hui on a fait les larves. Levés à midi, on a raté le petit dej de l'hôtel. Au final on a raté le petit déj tout court, impossible d'en trouver un après 12h. Peu n'importe, un expresso bien serré nous a remis d'aplomb pour attaquer ... le déjeuner!
Donc voila, miam miam, puis digestion sur la plage, lové dans un transat à l'ombre d'un parasol. Le transat est un élément essentiel sur la plage, c'est le seul moyen de ne pas se retrouver à manger du sable. En plus de se retrouver parfaitement installé pour une séance de glandouille. Activité préférée de ma chérie. Il y a un truc très agréable à Essouira qui vous permet de ne jamais avoir chaud, c'est le vent. Vous pouvez vous trouver en plein soleil à 14h, vous n'aurez pas chaud. Et c'est bien là le problème : on a brulé sans qu'on s'en rende compte. Michelle a choppé une magnifique marque dans le dos, moi sur les genoux. Là, on avait des vraies tronches de touristes : la peau était juste passée de couleur pâle à saumonée titrant vers le rouge crevette !On a déserté la plage en fin d'aprem pour aller visiter les remparts de la ville. Ces vieux murs d'enceinte de la medina, battis au moyen age, sont classés au patrimoine mondial de l'humanité. Ils permettent une promenade des plus agréable et offrent une vue imprenable sur les vagues qui viennent se briser sur les rochers. Notre balade s'est poursuivi sur le port de pêche, encore en activité. Malheureusement, c'était samedi et donc il y avait peu d'activité. On va y retourner lundi pour acheter du poisson frais et nous le faire griller.
Le soir on s'est autorisé un festin de roi : diner dans un restaurant pour touristes : 148 Dirhams! Un record après les chawarmas d'hier soir. Cela dit, ils se sont trompés dans mon plat, le temps que ma vraie commande arrive, il s'était passé une heure! Michelle était hystérique, elle avait même fini son couscous, sachant la lenteur avec laquelle elle mange, c'était vraiment long! Bravo les restos pour touristes!Particularité d'Essaouira, les chats. On en voit dans toutes les ruelles, places, terrasses et toits. Ils fouillent dans les poubelles, font la quête aux terrasses des restos ou se font nourrir par l'habitant. En tout cas pour moi qui adore les chats, je suis servi!
Après une difficile nuit (en tout cas pour moi), nous nous sommes levé tôt pour ne pas rater notre bus pour Essaouira. Après un petit déjeuné assez moyen, nous sommes allé attraper un taxi qui fait marcher le compteur :-) Direction : Essaouira, la "bien faite"!
On a décidé de faire nos radins et d'aller à l'auberge à pied, sans taxi ni aide de locaux. On a presque réussi, on a juste dépassé de 20 mètres et une gentille jeune fille nous a aidé. C'est marrant, en me relisant je viens de me dire : mais comment ça se fait qu'on ai pas vu l'enseigne? En fait, dans la medina, c'est un tel dédale de ruelles, de petits passages et d'échopes dans tous les sens, que 20 mètres, c'est énorme! C'est relativement facile de passer devant quelque chose que l'on cherche, sans le voir. Le Riad/Auberge est très bien. L'ambiance est très locale et la décoration, bien que légère, typique. Michelle trouve que c'est un peu froid et sombre, mais ya la BBC. Elle apprécie également la vue depuis la chambre. J'ai aussi apprécié le service, il est tous très sympas même si ils n'ont pas tous le reflexe de mettre du papier toilette ou des serviettes de bain. Vous a-t-on parlé des toilettes traditionnelles au Maroc ? C'est assez particulier la première fois, vous cherchez le papier desespérement et il n'y en a pas, ce n'est pas ou qu'il n'y en a plus ! Au maroc, il n'y a pas de papier, il y a un petit sceau ! Petit jeu concours : à quoi sert le sceau ? Envoyez ou postez vos réponses! On est ensuite parti pour la plage. J'avoue avoir été déçu. Je ne sais pas pourquoi, mais ce n'est pas exactement ce que j'imaginais. Trop de monde sans doute. On a aussi pas mal été emmerdé par le vent et le sable. J'ai eu la sensation d'être à Deauville ! C'est assez difficile de rester couché sur la plage très longtemps tellement on mange du sable. Littéralement hein... Nos chewing-gum croustillaient au bout de 5 minutes allongés! Par contre j'ai beaucoup aimé la ville elle même. C'est un vrai plaisir de trainer dans les ruelles de la medina. C'est très animé, il y a du monde partout mais sans pour autant que ce soit étoufant. Les vendeurs vous accostent pour vous proposer leurs articles mais vous laisse rapidement filler s'ils voient que vous n'êtes pas intéresse. Les rues, les enseignes, cafés et echoppes sont pitoresques et ont un petit caché has been qui les rendent charmantes. Michelle confirme (et se fout de ma gueule par rapport à mon style d'écriture). On a refait nos radins en mangeant un doner à 22 Dirham. Ils doivent penser "Putain de touristes qui ne veulent pas dépenser!" D'une certaine façon, c'est le "vrai" début des vacances. Pas de souci de voiture de location, de route à suivre sans se paumer. Nous nous laissons porter, trainer, nous perdre dans cette belle ville, qui ressemble au Maroc de mon imaginaire.Cet article est co-écrit.
La journée du 6 est encore à placer sous le signe de la route! Eh oui, qui voulez vous, quand on décide de ne pas passer ses vacances dans un all inclusive, c'est le prix à payer. Nous nous sommes donc une fois de plus levés tôt, vers 8h, pour prendre le petit dej des champions et attaquer la route aux aurores! Cette fois ci, nous avons décidé de prendre le chemin dans le bon sens et de regarder la carte, accessoirement!
C'est environ 3 heures plus tard, et sans nous être paumés, que nous sommes arrivés à Ouzoud. Le site est très réputé au Maroc car il y abrite les chutes les plus hautes du pays. L'endroit est splendide et vraiment impressionnant. C'est avec une certaine appréhension que je me suis approché du bord du gouffre (sans barrière évidement) pour contempler la force avec laquelle la chute vient percuter l'eau, 110 mètre plus bas. Un guide, Ibrahim nous a alors accosté pour nous proposer ces services. Nous n'en voulions pas mais il s'est montré persusif et après avoir divisé le prix par trois, nous l'avons suivi. Ils nous a fait faire le grand tour et je dois dire que nous n'avons pas été déçus. Vu d'en bas, les chutes sont encore plus impressionnantes, c'est un spectacle qui vous coupe le souffle. Ensuite, Ibrahim nous a conseillé un petit buibui pour nous restaurer sur les remparts du gouffre. Les brochettes de poulet que nous avons mangé valaient également le détour. Michelle était d'ailleurs bien vénère après en avoir fait tomber deux boulettes par terre. Nous serions bien resté un peu plus longtemps sur place, mais le contrat de location de la voiture n'était pas vraiment d'accord. C'est donc à contre coeur que nous avons fait les deux dernieres heures de route, lavé la voiture, fait le plein et ... payé un (putain de) supplément pour avoir rendu la voiture en retard! 6 heures de retard en fait. On pouvait pas vraiment négocier... Par contre le mec de la location à été cool et nous a emmené dans le centre ville, place Jama el Fna. Il nous a également dispensé de judicieux conseils sur le marchandage, le prix des taxis, etc. Par exemple, il faut toujours leur demander de mettre le compteur!Arrivé a Jama el Fna, un vieil édenté a vite repéré nos têtes de touristes paumés et nous à accompagné jusqu'à l'auberge (300 mètres grand max). On lui a donné 20 Dirhams, on aurait cru qu'on lui brisait le cœur. Petite déception à l'auberge. Bien que le Riad soit chaleureux et bien décoré (Amour de Riad), notre chambre l'était moins : rez de chaussée, petite pièce, la fenêtre donnant sur les parties communes, éclairée au néon, avec la douche qui se bouchait, sans clim, un gros ventilo bruyant accroché au dessus du lit. Un bon point versus le gite d'Agouti, c'était un lit double!
Après nous être rafraichis, nous sommes allés chercher à manger sur la place Jama El Fna. Ladite place est comme vous pouvez vous l'imaginer, bruyante et très animée! Il y a des centaines de petits stands vendant épices, jus d'oranges frais (un délice), fruits secs, tatouages à l'henné, brochettes, etc. Mon premier ressentit à été très positif, je me suis senti comme dans une carte postale, c'est vraiment chouette. J'ai vite déchanté lorsque j'ai pris une photo d'un compteur et que celui ci m'a littéralement crié dessus : "Uéééaaaa! Photo égal un Dhiram!". J'ai trouvé ça super agressif comme comportement, et tellement représentatif de Marrakech, tout est payant! Tu demandes ta route, tu payes; tu prends une photo, tu payes, etc. Je ne lui ai rien filé du tout malgré ces cris! Ça c'était sans compter le fait que Michelle se soit fait plotter le cul dans la foule, sans qu'elle puisse réellement voir qui s'était, dégoutant, humiliant. On sent vraiment que la femme est relégué au deuxième plan ! Inutile de dire qu'elle aussi s'est sentie agressée... Donc bref, on a un peu déchanté, on s'est posé vite fait pour manger un truc, relativement cher au passage. Attention si vous décidez de manger place Jama El Fna, tout est facturé, le pain, la petite salade, l'assiette d'olives et celles de frites que vous n'aviez pas commandé. Heureusement que Michelle était là, elle a sentit le truc à 10 km et les mecs sont repartis avec leurs salades :-)
Donc voilà, je pense qu'à partir de maintenant on va voir les marocains sous un autre angle. Ceux que nous avions rencontré dans les montagnes se sont tous montrés très gentils et avenants avec nous, sans jamais quémander. Je crois que ça vient simplement du fait qu'ils ne soient pas habitués à voir des touristes. A Marrakech c'est autre chose, ils ont depuis longtemps pris leurs marques et savent comment ça fonctionne. Ils sont également très effrontés et mal polis dans la façon de nous parler. Je veux pas faire de raccourcis non plus, cette description s'applique au vendeurs dans les rues. J'ai un ressentit plus positif sur l'individu moyen. On verra s'il se vérifie.C'est assez difficile de décrire fidèlement cet endroit. C'est une vallée perdue, à l'écart de la civilisation. J'imagine que c'est le genre d'endroit que l'on aurait pu voir il y a 50 ans en France. Et encore... Les maisons sont toutes en torchis, on croise plus d'ânes que de voitures sur les routes, le rythme de vie est complètement, les gens sont tranquilles, à la cool. Je ne sais pas trop comment ils vivent ici, mais la culture de la terre et l'élevage font partie intégrante de leur quotidien. Personnellement je me sens totalement en marge. C'est beau, sauvage, naturel. Je suis très content d'y être venu mais cela dit, je ne pourrais sans doute pas résider ici très longtemps!
19:00 Agouti, Maroc. On est enfin arrivé à notre auberge, après une longue longue journée de route. En fait la location de la voiture s'est très bien passé, on a réussit à chopper la dernière voiture disponible de toutes les agences! 50 dirham la journée, une petite Kia Picanto qui en a dans le ventre. Ça je peux l'assurer, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs à cette caisse.
En fait le GROS point noir de la journée c'est qu'à un moment donné, on s'est planté de route. Pour aller du point A au point B, à la place de faire 20 km sur route normale, on a fait 40 ou 50 bornes sur des chemins de terre dans la montagne. Mais genre des endroits tellement oufs que j'ai jamais cru qu'on aller passer. Pente à 15° négative, nids de poules, caillasses et gravier avec un ravin sur la gauche. Et j'exagère à peine. Ça nous a pris 6 heures de route pour faire 200 km à vol d'oiseau. La galère. En plus la grosse tension nerveuse de la route pourrie cumulée à la fatigue, mon niveau de sympathie rivalise avec la fosse des Marianne. Michelle c'est pareil mais en pire : c'est une fille. Sinon mon premier ressenti vis à vis du Maroc est plutôt positif. Les gens (à deux trois cons près) sont vraiment très agréables et accueillants. On n'a pas hésité à en faire monter plusieurs dans la voiture qui allaient dans la même direction que nous, ils sont avenants et prêt à vous aider. Un point négatif par contre, c'est qu'on dirait qu'ils n'ont pas trop notion de ce qu'est un kilomètre. A partir du moment où on a capté qu'on était sur la bonne route, mais apparemment très loin du point d'arrivée, on n'a pas cessé de demander notre route. On nous à répondu trois fois : "à 15 kiloumetre!" ... à 15 km d'intervalle (donc 45 au total).Dans quelques jours je pars au Maroc avec ma chérie! Je suis trop impatient! Au programme, deux jours dans la vallée heureuse (montagne, paysages, petits villages), puis 4 jours de plage à Essaouira et enfin 5 jours à Marrakech! On a fait nos réservations en ligne grace à la magie d'internet, mais on sent quand même que ça va être un peu roots, ne serais-ce que dans les formulaires qu'on peut trouver :
J'adore le "N'oubliez pas de vérifier dans vos spams" !