Mexique - Recit d'une semaine de sèche

Il y a de cela un mois, un ami mexicain me dit:
- Allons à Real de Catorce ce week-end. Tu vas voir c'est trop bien, blabla...
Je me renseigne un peu, ouhh ça a l'air bien sympa tout ça: Ok! Let's go!
La veille: "Euh, finalement j'aurais pas la voiture demain, on remet ça au week-end d'après." Bon, la nouvelle ne me surprend pas trop étant donné que je commence à m'habituer à la façon de faire ici. Mais j'ai préféré organiser moi même le voyage, mieux vaut prévenir... On a donc réunit une petite bande de gens, motivés pour voir Real de Catorce. Jeudi midi ma coloc Nathalie a réussit à me convaincre de partir toute la semaine! Jeudi soir on corrompt Dani, la petite bande est au complet!
Voila comment s'est planifié le voyage: à la mexicaine!


Un petit plan pour que vous ayez une idée des distances et des lieux.

Samedi 17: J'étais sur la route...


Reveil 8h, couché à 3h, pfff dur. La coupe de cheveux à faire honte à un épouvantail, allons louer les voitures! Tiens? Qui appelle? Les collocs de l'ami mexicain, qui les avait encore plantés! J'avais bien fait de me méfier! La gentille dame de l'agence prend une heure pour remplir les papiers, parce que si elle va trop vite elle se perd... On fini donc par partir à 11h30. Ouf!
La route est plutot bonne, 3h de ligne droite à 150 km/h. Puis plus du tout, 2h de route romaine (sisi!) à 40km/h! On s'arrete dans un petit village à 20 bornes de Real de Catorce, superbe, le Mexique profond! En tout cas: Le Mexique. En opposition à Monterrey, qui fait plutôt états unis à coté. Nous visitons une petite église, son clocher, et quelques rues, c'est très joli. On reprend la route jusqu'à Real de Catorce.
Real de Catorce, petite village à moitié en ruine de 1200 habitants. Perché à 2800 mètres dans un cadre semi desertique, la ville jouit de paysages magnifiques, de calme et d'un air pur et parfumé. Real de Catorce fut fondée officiellement en 1639 mais on pense que la ville devait exister bien avant. La première mine d'argent fut découverte en 1770 par quelqu'un qui passait par là. Dès lors, se produit une véritable ruée vers l'argent. Si bien, qu'au milieu du 19eme siècle, on y compte plus de 20000 habitants (le chiffre varie de 15000 à 30000 suivant les sources). Les filons d'argents sont extrêmement riches: la moitié de l'argent extrait sur le globe provenait des mines de Zacatecas, Guanajuato et Real de Catorce. Malheureusement, au début du 20eme siècle, l'épuisement des mines et le climat politique ont raison de la bourgade, qui ne compte plus que 300 âmes en 1920. Aujourd'hui le tourisme et le cinéma on permit à Real de Catorce de se repopuler et de prospérer.
Le seul moyen pour accéder à Real de Catorce est un long tunnel de 3km construit en 1901. Le tunnel est si petit que les bus ne peuvent pas passer, de plus la circulation ce fait à sens unique, chacun son tour. Ce tunnel est vraiment impressionant, on a l'impression de rentrer dans le centre de la terre! Claustrophobes, prenez un cheval et passez par la montagne!
Nous voici donc enfin dans ce magnifique village, je ne suis pas déçut. Bon, peut être un peu par cette horde de commerçants qui nous courent après en criant "Pas cher! Pas cher!" (J'exagère un peu...) En tout cas les rues sont magnifiques, j'ai la franche impression que rien n'a bougé depuis le debut du siècle. Vieilles battisses en pierres, des gens à cheval partout. Après avoir trouvé un hôtel pas cher et négocié le prix de la balade à cheval du lendemain, nous faisons un petit tour dans les rues. Tiens, Des gens du Tec! Oh, encore des gens du Tec! Finalement la moitié des français du Tec sont là! Resto typique, bar, mojito (ignoble, je vous déconseille, par contre les margaritas...) et dodo. La journée fut longue. Ha! Qu'est ce que c'est?! Je dois partager mon lit avec ce grand dadais espagnol qui pue des pieds? Et les 3 filles partagent un lit aussi? Vive les auberges "familiales"!


Dimanche 18: J'étais sur un cheval...


Youpi!! Réveil 7h30. J'ai dormi comme un bébé, vive les boules quies! Pas de petit déjeuné. Rendez vous avec un cheval a 9h. On est un groupe mixte de 10 personnes dont la grande majorité n'en a jamais fait. On est donc tous un petit peu tendus, le mien s'appelle El Cano (me demandez pas pourquoi). Le plan est de faire une balade de 5 heures dans le désert. Real de catorce est à 2700 mètres (je crois l'avoir déjà dit), le désert à 1000 mètres. La première partie de notre trip est donc une longue longue descente! Bien inclinée en plus! Les chevaux sont apparemment aussi nerveux que nous.
Le chemin est fait de pierres grossièrement taillées, ils ont tendance à déraper. Sur la gauche un énorme ravin avec une petite rivière au fond, magnifique. Sur la droite un groupe de chevaux entrain de pousser le mien vers la droite! Et qu'est ce que ça bouge sur un cheval! En tout cas les paysages sont magnifiques, on distingue des ruines de constructions au fond du ravin, des entrées de mines et un reste d'usine. Après une bonne heure et demi de descente on sort enfin de la montagne pour arriver vers le desert, c'est plus plat, ouf! On commence a se sentir à l'aise avec les chevaux, ils avancent plus vite d'ailleur! Premier trot, sympa! Nous voici dans le desert. Il sagit d'un semi désert en fait, avec des cactus, de petits arbustes, etc.
Le guide nous propose alors de gouter le peyote. Le peyote est un cactus hallucinogène, plus ou moins illégal. A priori seul les indiens en mangent pendant leur pèlerinage sur la montagne, le site est sacré. Je dis à priori car le peyote fait partie intégrante de la visite! La majorité des touristes qui passent par ici en mangent. J'en avale 2 gros avec peine, la chose est amère à souhait! Petite pause, le guide fait la sieste. Celui ci s'est mit la tête la veille pour l'anniversaire d'un nana de 15 ans!
Le peyote n'a apparemment pas d'effet sur moi, j'en ai sens doute pas mangé assez. C'est repartit! On se motive pour barbriser un peu les chevaux! Premier galop! Trop fort! La sensation est grisante! Bon, je pense que ça aurait été mieux si mon pied droit avait été dans son étrier... On arrive péniblement à Real vers 13h30, on a du descendre des chevaux pour qu'ils puissent monter la pente! ça nous apprendra à les martyriser... Pause déjeuner, mon estomac est en vrille, saloperie de peyote! Idem pour les autres, on arrive pas a manger grand chose.
Le programme pour l'après midi était normalement de faire la visite à cheval de la ville fantôme (qui se trouve un peu a coté de Real) mais le temps commence à se gâter sérieusement. On se décide donc d'annuler ça: Longue discussion avec notre loueur de chevaux. Celui ci nous accuse de lui faire perder de l'argent parce qu'il avait réservé les chevaux pour nous l'après-midi. J'ai presque mauvaise conscience. Mais cette sensation disparait une heure plus tard avec la venue de l'énorme averse! Dani, Nathalie et Romain, qui s'étaient motivés à y aller à pied reviennent 2h plus tard complètement trempés! Dani n'avait qu'un poncho en guise de protection. Romain un teeshirt! Nous on était entrain de nous prendre un chocolat chaud tranquilous...
Il est temps de partir! Direction Matehuala! Marre de cette route romaine, je réalise alors que cette voiture n'est pas la mienne: 80km/h sur de la caillasse, la suspension à du en prendre un coup! Nous arrivons à Matehuala vers 19h30, il pleut! Camille a la gentillesse de me prêter son K-way (d'ailleurs il faut que je lui rende!). Les 3 voitures nous laissent donc sur place: nous voici piétons! Et chargés! Notamment Dani qui porte un sac à dos bien rempli entre autre par un ananas et quelques cannettes de bière! Le truc complètement indispensable quand on part en voyage! On se met donc en recherche d'un hôtel. Le premier ne nous semble pas terrible, la nana nous propose néanmoins de visiter une chambre au 1er. Je reste sur mon impression, les autres aussi. Les chambres donnent sur une cour intérieure, en carrelage bien lisse, tout comme les escaliers, et je le rappelle: il pleut. Dani nous gratifie donc d'une magnifique glissade sur les fesses entre le premier et le premier palier. Il reste sur le dos, je suis un peu inquiet, Narthalie est morte de rire. Je l'aide à se relever pour le reste il s'accroche bien à la barrière, ce qui ne l'empêche pas de remettre ça! Il arrive en bas en compote, la main en sang et tout mouillé! Nathalie est toujours morte de rire! On a fini par trouver un hôtel plutôt sympa pour pas trop cher. Journée fort chargée en émotions, morphée est bien vite arrivée.


Lundi 12: San Luis de Potosi, qu'on est bien ici!


Après notre réveil matinal nous filons à la station d'autobus, direction San Luis de Potosi.L'histoire de San Luis de Potosi est également reliée aux mines. En 1592 un riche filon d'argent fut découvert en Nouvelle Espagne près du poste de San Luis. Ceci provoqua une forte immigration depuis la péninsule. La ville, devint alors un centre économique et politique de la région. Aujourd'hui San Luis est capitale de son état.
Une paire d'heures de bus et nous y voici. Mon estomac reclame un petit déj, et l'obtient. On dépose nos sacs dans le musée Fernando Silva, qui d'ailleurs est fort sympathique (le musée). Il est midi quand on sort du musée. Nous partons donc à l'exploration du centre ville. Eglises, places et rues dans le style colonial.
La balade est très agréable, d'autant plus qu'il n'y a pas du tout de touristes ici. Ça fait du bien. On assiste à un sitting dans le palais municipal: des profs et des étudiants demandent plus de moyens. On rentre ensuite dans un marché... mexicain! Odeurs, couleurs, j'ai adoré ces étalages d'épices et de légumes. Un peu moins celles de viande: des cœurs, foies, etc., exposés comme ça, sans réfrigération ni rien. J'en mangerais pas! Je m'achète un joli poncho pour 80 pesos, chouette!
On rentre dans l'institut des beaux arts, jolie également. Il est 17h, grand temps de manger et prendre le bus. En route pour Zacatecas! On est sensé arriver à 23h. Malheureusement, il y a un accident, on reste bloqué au milieu de nul part pendant trois heures. Un peu gênant mais ça nous permet de sympathiser avec quelques mexicains du bus. J'apprends d'ailleurs que les chauffeurs ne sont pas payés s'ils arrivent en retard! Même si c'est complètement indépendant de leur volonté, tel que maintenant. On finit par arriver à Zacatecas vers 3h du mat. L'auberge dans laquelle on a prévu d'aller est fermée. On toque à la porte, rien. On s'installe donc sur le trottoir. Il fait super froid dehors. Dodo à même le sol pour moi jusqu'à 6h30, heure à laquelle l'auberge ouvre. On prend donc une piaule: dodo!


Mardi 13: Zacatecas, très bien pour dormir.


Nonon, la ville de Zacatecas est très chouette. Ce qu'il y a c'est que je suis un peu grippé, même après avoir dormi jusqu'à midi. C'était pas une bonne idée de dormir sur le trottoir. On trainasse. On finit par se motiver à aller chercher un petit déj. Dur à 14h! On atterrit dans une crêperie: bon mais cher. On part alors visiter le musée Pedro Coronel. Le personnage - artiste lui même - a passé sa vie à voyager et à collectionner des œuvres d'art des quatre coins du monde. On a notamment vu une magnifique collection de gravures de Goya. Masques mexicains, sculptures thaïlandaises, chinoises et bien sur tout un tas d'objets reliés à l'art Maya, Aztec et d'autres peuples qui vivaient au Mexique autrefois. Ce musée c'est comme visiter 10 musées d'un coup, excellent!
Moi par contre je suis pas en forme. Je mange rien, je finis au lit à 16h. Dani et Nathalie vont voir un concert et une discothèque. Je me lève vers 23h. Je finis sur le toit de l'auberge à blablater avec les autres voyageurs, la vue est magnifique. Nathalie et Dani rentrent peu après. Trop cool ils m'ont rapporter un Yoda en laine à enfiler sur le doigt. Par contre c'est le stress, ils on essayé de réserver des auberges pour le reste du voyage, sans succès. Sympa, on va pouvoir se refaire le plan de dormir dans la rue! Bon, grand temps de dormir.


Mercredi 14: Zacatecas toujours, mais pas dans mon lit!


Ahhh! Je me sens mieux aujourd'hui! On se prend un sympathique petit dej avec un jus de fraise délicieux! Visite de la ville! Zacatecas tiens son nom des mots "áhuatl" et "zacatl", lieu et chanvre: Lieu ou le chanvre abonde.(moi j'en ai pas vu) L'histoire de la ville est aussi liée à la colonisation espagnole et à l'extraction minière. D'importants filons d'argent furent trouvés en 1546 prés du Cerro de la Bufa (Sommet des cornes de chèvre), la ville de Zacatecas fut alors fondée. Le gisement fut exploité jusqu'en 1970. Le tourisme constitue aujourd'hui un apport financier important pour la ville.
On se balade un peu au centre ville. Encore une manifestation au palais municipal, mais cette fois ci ils bloquent l'entrée! On tombe sur une boutique de l'EZLN, Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional. Un sujet fort intéressant, on passe un petit moment dans le magasin, on finit tous par s'acheter un truc.
Nous allons ensuite visiter la mina del eden. 60 pesos l'entrée! Le guide nous explique un peu le fonctionnement. Depuis que la mine à cessée d'être exploitée les infiltrations d'eau en ont inondé la plus grande partie. La visite est donc assez courte et la mine à été totalement reamenagée pour les touristes, ce qui lui fait perdre de son "charme". Par contre pour ressortir c'est chouette, on a droit à un petit train qui fait 500m à travers la montagne.
Notez au passage que le petit train existe pour acceder à la disco qui a été amenagée dans la mine! S'en suit la visite du Cerro de la Bufa avec son musée sur la bataille de Zacatecas. Ce que j'ai retenu c'est que la ville était aux mains des méchants colons espagnols et que les mexicains sont venus leur botter les fesses. Séance d'habillage après le musée, trop drôle! Repas, j'ai voulu gouter un truc: ignoble, de la pomme de terre dans un nacho avec 1/2 litre d'huile! L'après midi nous sommes aller visiter un musée d'art abstrait, pas terrible non plus. Par contre, a l'occasion de la fête nationale (le 15 septembre), les enfants des écoles ont fait un petit spectacle tout mignon. Très joli, et pas mal organisé. On est ensuite rentrés à l'auberge pour nous coucher tôt car le réveil allait être assez tôt! Cool, on a réussit à réserver des auberges pour le reste du séjour! Ouf.


Jeudi 15: Guanajuato, Viva Mexico!


Pffff, reveil a 4h! Petit dej à la station de bus. Ces mexicains sont terribles: "oui oui, le bus arrive dans 10 minutes", une heure et demi qu'on attend. 6h de bus ce coup ci, j'en profite donc pour dormir! A peine arrivés à la station de bus qu'on retrouve des gens du TEC.
Guanajuato est, parait il, l'endroit ou il faut se trouver pour la fête nationale. Nous allons donc retrouver pas mal de têtes connues. Guanajuato (115000 habitants, 2008 m), capitale de l'état de Guanajuato, est une ville pittoresque et chargée d'histoire dont les multiples ruelles en font la beauté. Fondée au 16eme siècle par les espagnols, Guanajuato est très vite devenu un des principaux centre d'extraction d'argent du monde.
Certaines mines sont encore exploitée de nos jours, mais sa principale ressource est le tourisme.
Une fois arrivés au centre, il nous trouver l'auberge de jeunesse. Celle ci est bien cachée tout en haut, mais la rue dans laquelle elle se trouve est magnifique et me rappele carrément le village de ma grand mère en Espagne. Pas très chère, 80 pesos la nuit, mais bien crade. Une seul des douches marche, les toilettes sont bouchées pour la plupart. On se balade un peu dans guanajuato, les rues sont en effet très jolies et typiques. On grimpe ensuite sur la montagne qui surplombe la ville. Y est érigée une statue en l'honneur de Pipila. L'histoire raconte que lorsque les revolutionnaires prirent la ville d'assaut, les méchant colons espagnols se réfugièrent dans une place forte imprenable. Pipila prit donc l'initiative de s'approcher de la porte sous la couverture d'un énorme bouclier. Il mit le feu à la porte, ce qui permit aux révolutionnaires de rentrer dans le fort. Pipila est donc un peu le héros de la ville. En tout cas la vue sur la ville depuis ce lieu est vraiment belle. Retour à l'hôtel, repos pendant 2h pour Dani et moi. Nathalie a la bougeotte, comme d'hab. Nous nous dirigeons ensuite vers l'évènement de la soirée: El Grito! Le cri de la révolution! Il y a foule!
Concerts de mariachis puis le président municipal fait un discours ultra patriotique suivi du traditionel "Viva Mexico!" La foule explose alors! Impressionnant. S'en suit un feu d'artifice, tiré dangereusement pres de la foule. On retrouve alors les autres, direction discothèque! C'est génial, c'est pleine de monde, et pleine de gens du TEC. J'ai adoré. 3h30, dodo.


Vendredi 16: Guanajuato, afin débarassés de Nathalie


Tranquillou le réveil: midi. Petit dejeuné à coté de l'auberge, excellent et pas cher (le santo café, si jamais vous passez a Guanajuato prochainement...).
Nath nous laisse pour passer la journée avec deux copines, me laissant seul avec Dani. Nous partons alors faire quelques magasin pour nous acheter des t-shirts (vu qu'on a plus de fringue propres). On va ensuite au ciné, le seul film acceptable est "Gigolo en Europa", donc bien porté sur les blagues salaces. Et là, surprise: Le film est coupé. Toutes les scènes pas politiquement correctes ont étés supprimées! Résultat le film dure une heure! En plus on a droit à un entracte de 10 minutes. Hallucinant (bien plus que le peyote)! On se fait ensuite une petite bouffe dans un bar avec un guitariste chanteur.
Fort sympa, en plus il a même joué une chanson que j'adore. S'en suit un pestacle de clown de rue très doué. On file ensuite vers le theatre dans lequel se joue un concert de musique classique. Nous y retrouvons Nathalie et ses copines. Ce son est une benediction pour mes oreilles: entre le bruit continu des mexicains et mon ordi portable dont les haut parleurs coutent 50 centimes, ça me fait vraiment plaisir d'entendre quelque chose d'aussi bonne qualité. 23h, j'ai passé une superbe journée. Le reste de la soirée sera pas si terrible, on retrouve quelques français, on va en boite mais c'est completement vide. Pas trop d'ambiance donc. Couché à 3h quand même. Nathalie nous reveille à 7h30 parce qu'elle veut son guide touristique. Bizare.


Samedi 17: San Miguel de Hayende


On se lève vers 11h, petit dej au même endroit que la veille. Nous rejoins alors Marco, un nouvel ami de Nath... Il reste avec nous pour le reste du voyage. Plus on est de fous... On prend donc le bus vers 14h direction San Miguel. La ville est vraiment très belle, les rues sont très typiques. Le seul problème: les touristes!
Il n'y a que ça ici. Nathalie reste avec Marco, nous abandonnant encore tous les deux. On decide d'aller vers les hauteurs de la ville pour profiter de la vue: magnifique. On se promène encore dans le centre, faisant les boutiques à touristes. Tiens, encore plein de gens du TEC. Le soir Dani et moi nous faisons un resto Italien. Je mange des tagliatelles au saumon. Comme ça fait du bien de manger europeen! J'ai adoré. On passe le reste de la soirée dans un bar hard-rock (ou l'on passe du hiphop aussi!) à refaire le monde autour d'une bière. Dodo à 2h.


Dimanche 18 Queretaro


On se leve vers 9h, on retrouve Nath et Marco pour le petit déj dans la cour interieur de l'auberge. Le cadre est excellent, on s'atarde un peu. On file tous vers la station de bus, Marco nous quitte, pas interessé par Queretaro. On passe l'après midi à visiter la ville, notament un couvent fransiscain transformé en musée gratuit. Très joli, ils avaient du gout ces moines, la cour interieur est enviable. Le centre ville ressemble un peu a tous les autres que nous avons vus, colonial.
Ce qui fait que nous sommes tous un peu blasés, même si la ville est très belle. On retourne a la station de bus après avoir patogé dans une fontaine. Retour à Monterrey, 12h de trajet. Par contre le bus était vraiment excellent, les sieges super inclinables et des repose pieds exemplaires. J'ai dormi tout le long. Arrivée à 6h à Monterrey, il va falloir retourner à l'école.